Fin de la vente de tickets à bord du train à partir du 1er juillet

À compter du 1er juillet 2026, il ne sera plus possible d'acheter un ticket à bord du train. Une règle de base simple devient ainsi encore plus claire : chaque voyageur doit être en possession d'un titre de transport valable avant de monter dans le train. La suppression de la vente à bord s'inscrit dans le cadre d'une approche plus large de la lutte contre la fraude. Cette mesure avait déjà été annoncée fin mars, et à l'approche du 1er juillet, les voyageurs sont à nouveau sensibilisés à ce sujet via les différents canaux de communication.

Chaque voyageur doit être en possession d'un titre de transport valable avant de monter à bord et doit pouvoir le présenter avant d'embarquer. La zone grise, qui permettait encore d'acheter un ticket auprès de l'accompagnateur de train moyennant un supplément de 9 euros, disparaît. L'accès aux quais est en outre strictement réservé aux personnes en possession d'un titre de transport valable ou accompagnant une personne qui en est elle-même titulaire. Cette règle existe déjà aujourd'hui, mais fera également l'objet de contrôles à partir du 1er juillet.

Pour les voyageurs titulaires d'un Flex Abonnement ou d'un ticket Brupass numérique, cela signifie qu'ils devront, comme c'est le cas aujourd'hui, activer leur jour de voyage via l'app SNCB avant de monter dans le train.

Une règle plus claire pour réduire la fraude

Avec cette mesure, la SNCB entend avant tout lutter contre la fraude. Cette fraude coûte chaque année jusqu'à 80 millions d'euros à la SNCB.

Aujourd'hui, acheter un ticket de train n'a jamais été aussi simple. Plus de 90 % des tickets sont achetés en ligne (via l'app SNCB ou le site internet) ou à un automate de vente en gare. Moins de 5 % des tickets sont achetés au guichet.

Bien qu’à l’heure actuelle, à peine 1 % des tickets sont achetés auprès de l'accompagnateur de train, cette possibilité crée une zone grise qui favorise les abus. Ainsi, certains voyageurs attendent délibérément d'apercevoir l'accompagnateur avant d'acheter leur ticket. Lors des contrôles, il apparaît que 7 % des voyageurs ne sont pas en mesure de présenter un titre de transport valable.

La suppression de la vente à bord s'inscrit dans le cadre d'une approche plus large de la lutte contre la fraude. Depuis 2025, la SNCB a augmenté de 50 % le nombre de contrôles de tickets. Ces efforts seront encore intensifiés au cours des prochains mois, tant à bord des trains que sur les quais, lors de l'embarquement et du débarquement.

Dans ce cadre, la SNCB déploie également des équipes de contrôle mobiles qui se consacrent exclusivement à la vérification des titres de transport. En collaboration avec Securail, le service de sécurité de la SNCB, la police locale et la police des chemins de fer, des opérations de contrôle à grande échelle seront également organisées régulièrement.

Régularisation possible dans un délai de 14 jours

Toute personne qui ne peut pas présenter un titre de transport valable commet une infraction. À partir de juillet, ce voyageur aura dans un premier temps la possibilité de régulariser sa situation en s'acquittant d'un montant de 90 euros dans un délai de 14 jours calendrier.

A défaut, il s'expose à une amende administrative de 250 euros. En cas de récidive, celle-ci peut atteindre 500 euros.

Lorsqu'un automate de vente est en panne, l'accompagnateur de train en est automatiquement informé. Les voyageurs qui n'ont pas pu acheter de ticket pour cette raison ne sont pas tenus de payer la somme de 90 euros en cas de contrôle à bord du train. Ils disposent d'un délai de 14 jours pour payer leur ticket au tarif normal.

Sécurité du personnel de la SNCB

En luttant contre la fraude, la SNCB souhaite également renforcer la sécurité de ses collaborateurs. Les discussions avec les resquilleurs constituent la principale cause d'agressions envers le personnel de bord.

En 2025, la SNCB a enregistré 2 600 ​ signalements d'agression à l'encontre de ses collaborateurs. Cela représente en moyenne sept incidents par jour.

Étant donné que les accompagnateurs de train ne devront plus vendre de tickets, ils pourront désormais se concentrer pleinement sur leurs missions principales : garantir la sécurité du voyage, informer et accompagner les voyageurs, ainsi qu'effectuer les contrôles.

En ligne avec la plupart des pays européens

La suppression de la vente s’applique à tous les trains en Belgique et à la plupart des trains transfrontaliers. Sur certaines liaisons internationales, l’achat à bord reste possible, comme Eurocity, Eurocity Direct, Ouigo, TGV et les trains entre Courtrai ou Tournai et Lille.

Avec cette mesure, la SNCB s'aligne sur la plupart des autres pays européens, où l'achat d'un ticket à bord du train n'est plus possible depuis longtemps.

Campagne de communication

Depuis l'annonce de cette mesure fin mars, les voyageurs sont informés et sensibilisés à ce sujet par différents canaux. Outre les affiches en gares et les informations disponibles sur le site de la SNCB, les écrans dans les trains et dans les gares, cette mesure est également annoncée par les accompagnateurs de train.

Les voyageurs qui achètent encore aujourd'hui un ticket à bord du train sont par ailleurs expressément informés que cela ne sera plus possible à partir du 1er juillet.

Vous trouverez également toutes les informations à ce sujet sur le site de la SNCB, avec notamment un FAQ à l'attention des voyageurs.

Tom Guillaume

Tom Guillaume

Porte-parole SNCB

Partager

À propos de la SNCB

En route. Vers mieux. La SNCB, opérateur ferroviaire et employeur majeur belge, veut être le choix évident pour une mobilité confortable et durable en Belgique. Son objectif : des clients satisfaits qui considèrent le train comme une solution évidente à leurs besoins de mobilité, tant en Belgique qu’à l’international. Employeur majeur en Belgique et acteur incontournable de la mobilité, la SNCB poursuit ses investissements pour un transport tourné vers le client, ponctuel, sûr et confortable. Les équipes de la SNCB s’activent au quotidien pour offrir convivialité et fonctionnalité dans les gares, favoriser les connexions intermodales, entretenir et renouveler les trains et amener les voyageurs de manière fiable à leur destination. La SNCB en propose d’ailleurs plus de 6.000 dans toute l’Europe, dont plus de 1.000 situées à moins de six heures et maximum une seule correspondance, au départ de la gare de Bruxelles-Midi qui constitue, avec ses près de 300.000 voyageurs internationaux chaque semaine, un important hub ferroviaire au cœur de l’Europe. Les équipes de la SNCB placent, chaque jour, le voyageur au centre de leurs préoccupations.

Contact

www.sncb.be