La SNCB condamne fermement tout acte d’agression vis-à-vis de ses collaborateurs

La SNCB condamne fermement tout acte d’agression vis-à-vis de ses collaborateurs

27 novembre 2021 - Hier soir, une énième agression physique odieuse d’une accompagnatrice de train a eu lieu dans un train en gare d’Ottignies. La SNCB condamne fermement cette agression, tout comme toute autre forme d’agression de son personnel. En 2021, il y a déjà eu plus de 1.300 agressions, soit plus que durant toute l’année 2020 et durant tout 2019 également.

Sophie Dutordoir, CEO de la SNCB : « Le personnel des gares et des trains est au quotidien au service des voyageurs. Il veille à leur sécurité, à les aider, à les accompagner et à les informer. Je fais à nouveau un appel au respect. Toute agression vis-à-vis du personnel de la SNCB est inacceptable et sera poursuivie. Pour chaque agression, la SNCB dépose plainte et se constitue partie civile. Par l’intermédiaire du Collègue des Procureurs généraux, la SNCB a insisté auprès de la justice pour que tout acte d'agression soit poursuivi et pour qu’une tolérance zéro soit appliquée ».

Une forte augmentation

Dans les 3 premiers trimestres de 2021, la SNCB a constaté plus de 1.300 agressions à l’encontre de membres de son personnel. Ce qui représente une augmentation de 56% en comparaison avec la même période en 2020 et une augmentation de 53% en comparaison à la même période 2019, année où le nombre de voyageurs était plus important, avant la crise sanitaire.

En 2021, près de 4 agressions sur 10 touchent l’intégrité physique de nos collaborateurs, entrainant des incapacités de travail, ainsi qu’un fort impact psychologique qui est tout à fait compréhensible. Une augmentation du nombre d’agressions a en outre encore été constatée depuis le mois de septembre.

La plus grande cause des agressions est issue de discussions avec les voyageurs qui ne disposent pas d’un titre de transport valide, soit 39%. Depuis le début de la crise sanitaire, la deuxième cause d’agression est liée au respect des mesures sanitaires, soit 23%. Ceci même si la majorité de nos voyageurs respectent les règles en la matière.

De la prévention et de la répression

La SNCB mène une lutte permanente contre les agressions, tant via des mesures préventives que répressives. Ainsi, par exemple, la présence de Sécurail dans les gares et dans les trains a été augmentée. En collaboration avec la police fédérale, des actions de contrôle ciblées à grande échelle sont aussi menées. La couverture des zones avec surveillance caméra s’est élargie : près de 10.000 caméras dans les gares et les trains sont aujourd’hui gérées par la SNCB.

Concernant l’agression d’hier soir, une enquête est en cours pour retrouver les auteurs de l’agression, notamment en visionnant les images caméras qui sont à disposition. Comme pour toute agression, une plainte sera déposée et la SNCB soutiendra l’accompagnatrice dans ses démarches juridiques.

Suite à cette agression, des mouvements de soutien spontanés ont été lancés parmi les membres du personnel. Plusieurs trains ont dû par conséquent être supprimés.

Marianne Hiernaux
Marianne Hiernaux Porte-parole, SNCB
Elisa Roux
Elisa Roux Porte-parole, SNCB
A propos de la SNCB

Avec plus de 900.000 voyageurs par jour (avant la crise du COVID-19), la SNCB veut être la solution pour une mobilité confortable et durable en Belgique. Son objectif : des clients satisfaits qui considèrent le train comme une solution évidente à leurs besoins en mobilité. La SNCB investit dès lors dans un mode de transport orienté client, dans des trains ponctuels et bien entretenus ainsi que dans des gares confortables, fonctionnelles et qui intègrent parfaitement les autres modes de transport intermodaux. La SNCB compte 18.400 collaborateurs qui, chaque jour, placent le client au centre de leurs préoccupations.