La SNCB poursuit et intensifie ses efforts pour limiter sa consommation d’énergie
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Conduite des trains plus fluide, stationnement moins énergivore, matériel plus performant, optimisation des espaces chauffés, la SNCB réduit sa consommation d’énergie. Autant d’actions essentielles pour répondre au défi climatique et aux enjeux actuels.
Avec une consommation annuelle de 1 078 GWh en 2025, la SNCB est le plus grand consommateur d’électricité en Belgique. Cela représente un peu plus de 1 % de la consommation totale du pays, soit l’ordre de grandeur de la consommation annuelle d’une ville comme Namur ou Malines.
Dans un contexte global marqué par l’instabilité et les tensions du marché de l’énergie, les actions encourageant une consommation responsable de l’énergie sont plus que jamais nécessaires.
La durabilité fait partie de l’ADN de la SNCB, et c’est pourquoi la diminution de la consommation d’énergie fait partie de ses objectifs repris dans le Contrat de service public 2023-2032 conclu avec l’Etat belge. La SNCB s’engage à réduire la consommation d’énergie de traction de 10% sur la période 2023-2032, et à une réduction de 40 % de la consommation en énergie de ses bâtiments fermés (par rapport à 2005).
Si le train est le moyen de transport le plus économe en énergie, la circulation des 3800 trains quotidiens représente près de 80% de l’énergie consommée par l’entreprise. La SNCB souhaite rendre la circulation de ses trains moins énergivore et elle s’appuie pour cela sur l’éco-conduite, un style de conduite plus fluide, qui limite les accélérations et les décélérations grâce à une optimisation de la vitesse de conduite.
La vitesse adéquate maintenant calculée en temps réel
Il n’est pas nécessaire de rouler en permanence à la vitesse maximale pour arriver à l’heure à destination. En respectant une vitesse optimale, le conducteur du train économise de l’énergie sans compromettre la ponctualité. Cette vitesse recommandée calculée en temps réel sur base de l’horaire du train, des caractéristiques du trajet et de l’état du réseau est indiquée sur l’« eDrive » du conducteur, une tablette qui l’accompagne pendant toute la durée de son trajet et l’aide à améliorer les performances énergétiques de sa conduite.
Les conducteurs adaptent ainsi leur conduite en respectant la vitesse conseillée, tout en évitant les accélérations ou décélérations rapides, particulièrement énergivores. Ils anticipent leurs arrêts en freinant bien en amont, en utilisant le frein moteur plutôt qu’en activant le frein classique. Le train utilise également la force d’inertie lorsque cela est possible ; il peut alors rouler sans consommer sur certaines portions de son trajet.
La pratique en la matière est constamment affinée : désormais, les conducteurs reçoivent ces recommandations de vitesse en temps réel, ce qui permet de réduire encore de quelques pourcents supplémentaires la consommation d’énergie durant le trajet.
Récupérer l’énergie économisée
Le matériel roulant le plus récent, comme les Desiro et les voitures M7 est quant à lui capable de récupérer l’énergie au freinage et de la renvoyer dans les caténaires, ce qui permet aux autres trains de la réutiliser. Grâce au renouvellement et à la modernisation de ses trains, la SNCB améliore considérablement les performances énergétiques de sa flotte. Les conducteurs de train de la SNCB apprennent à récupérer un maximum de cette énergie, grâce à des formations régulières à l’éco-conduite.
Réduire la consommation des trains à l’arrêt
Il n’y a pas que les conducteurs de train qui peuvent économiser de l’énergie dans un train. L’ensemble du personnel en ateliers y contribue aussi, lorsque les trains sont « garés ». Quand les trains sont immobilisés, notamment pour maintenance ou nettoyage, le personnel des ateliers veille à éviter tout gaspillage d’énergie : extinction des lumières, fermeture des portes, coupure du chauffage, etc.
Autant de petits gestes qui, bout à bout, ont un réel impact sur les économies d’énergie. Ici aussi, un suivi permanent de la consommation énergétique et une sensibilisation constante du personnel sont mis en place.
Dans les immeubles de bureaux et les ateliers
Le parc immobilier de la SNCB constitue le deuxième poste de consommation d’énergie, représentant 20% de la consommation totale de l’entreprise. La SNCB met en œuvre des mesures de sobriété au sein de ses bâtiments et installations afin d'économiser l'énergie. Les espaces sont optimisés et, dans les halls ou les locaux non utilisés, le chauffage et la climatisation sont désactivés.
La SNCB poursuit ses efforts d’optimisation afin de limiter les espaces où le chauffage est nécessaire. Concernant l’éclairage, l’installation de LED se poursuit et les parkings souterrains sont équipés d’éclairage adaptatif. D’autres mesures concernent des équipements plus spécifiques, comme les compresseurs ou les robinets thermostatiques.
Les objectifs de production photovoltaïques revues à la hausse
En parallèle de la réduction de sa consommation, la SNCB développe sa production d’électricité renouvelable en installant des panneaux photovoltaïques sur ses bâtiments, parkings et sites.
Au cours de l’année 2025, la SNCB a produit près de 8 GWh d’énergie solaire via 29 installations photovoltaïques (pour une capacité de 8,3 MWc). La SNCB a récemment revu ses objectifs de production d’énergie photovoltaïque à la hausse et se fixe désormais pour ambition de multiplier par cinq la capacité installée pour atteindre 40MWc d’ici 2032.
Tom Guillaume