Résultats 2024

La SNCB affiche de bons résultats financiers pour l'année 2024 grâce à la croissance du chiffre d'affaires et à la maîtrise des coûts. La SNCB continue d'investir dans l'augmentation du nombre de gares intégralement accessibles et dans le renouvellement et la modernisation de ses trains.
En 2024, le nombre de voyageurs a légèrement augmenté pour atteindre 245,1 millions (après une forte croissance de 7,6% en 2023 pour atteindre 244,7 millions de voyageurs). Il s'agit d'une augmentation pour la troisième année consécutive, mais le retour des navetteurs se fait toujours attendre.
Le nombre d'abonnements classiques pour les trajets domicile-travail est inférieur à la situation d'avant la crise du covid en raison du télétravail, désormais bien ancré, tandis que les Flex abonnements (pour ceux qui se rendent au travail deux à trois jours par semaine), lancés en 2023, continuent de croître, conformément aux attentes. Plus d'un quart de tous les abonnés domicile-travail disposent désormais d'un abonnement flexible (Flex Abonnement ou Abonnement Mi-temps).
La croissance des recettes provenant des tickets (13,2%) reflète, d’une part, l'augmentation du nombre de voyageurs de loisirs et, d’autre part, l’augmentation du nombre de voyageurs ayant opté pour un ticket individuel plutôt que pour un abonnement ou une carte de dix trajets.
Les revenus des autres segments (les entretiens effectués pour des tiers, les revenus générés par les concessions dans les gares et le rendement du trafic international) ont été supérieurs aux attentes. Le trafic international a été porté par le doublement de l'offre IC vers les Pays-Bas et le lancement du train classique OUIGO vers Paris, auxquels il faut ajouter le succès du train classique qui a relié Bruxelles et Paris durant les Jeux Olympiques et Paralympiques.
Résultat opérationnel dans le vert
Le résultat opérationnel de la SNCB (EBITDA récurrent) est dans le vert avec 131,6 millions d'euros (contre 142,2 millions d'euros en 2023) et est soutenu, d’une part, par un chiffre d'affaires plus élevé - bien qu'inférieur aux prévisions - et, d’autre part, par la baisse des coûts de l'énergie et la maîtrise des coûts.
Avec 3.800 trains par jour, dont plus de 90% sont alimentés par l'électricité, la SNCB est le plus grand consommateur d'électricité du pays. Une baisse du prix de l'électricité a donc un impact sur la facture énergétique de la SNCB, bien que la majeure partie de la réduction du coût soit rendue à l’Etat via la baisse de la dotation d'exploitation fixe versée à la SNCB.
Par ailleurs, les mesures prises par la SNCB pour réduire la consommation d'énergie comme l'utilisation de compteurs d'énergie, l'achat de matériel moderne peu énergivore et l'application des principes d'écoconduite et d'eco-stabling (respectivement conduire et garer le matériel roulant de manière énergétiquement efficace) portent leurs fruits. La consommation d’énergie de traction a diminué à 36,74 GWh, soit une baisse de 3% par rapport à 2023.
Les coûts sont également maîtrisés grâce aux efforts de productivité repris dans le Contrat de service public conclu avec l'État belge pour la période 2023-2032.
Les résultats financiers permettent de poursuivre la réduction la dette économique à 2,146 milliards d'euros (contre 2,228 milliards d'euros à la fin de 2023).
Durabilité
La SNCB a entrepris un exercice préliminaire et non contraignant pour anticiper ses futures obligations en matière de reporting de durabilité, dans le cadre de la rédaction d'une déclaration de durabilité, que les entreprises seront tenues de faire chaque année à partir de l'exercice 2025 conformément à la Directive sur les rapports de durabilité des entreprises (CSRD). La déclaration de durabilité concerne tous les éléments écologiques (environnement), sociaux et de gouvernance (ESG) pertinents. L’exercice réalisé en 2024 n'est pas encore un rapport de durabilité officiel CSRD. Quelques exemples : les émissions de gaz à effet de serre du périmètre 1 (émissions directes provenant de sources sous contrôle ou détenues par l'entreprise) ont diminué à 52.062 tonnes d'équivalent CO2 (contre 54.578 tonnes en 2023).
Dans le cadre d'une politique d'achat durable, la SNCB invite ses fournisseurs à réaliser une évaluation ESG (Ecovadis ou équivalent). Cette évaluation est obligatoire pour certains contrats à coût élevé. En 2024, 69% des dépenses de la SNCB et 300 de ses fournisseurs ont fait l'objet d'une évaluation Ecovadis, dont 63% des dépenses et 248 fournisseurs ont obtenu un bon score de 50 points ou plus.
1.300 nouveaux collaborateurs en 2024
Afin de réaliser ses plans de croissance, la SNCB a recruté plus de 1.300 nouveaux collaborateurs en 2024. Il s’agissait, dans la grande majorité, de personnel opérationnel tel que des conducteurs de train, des accompagnateurs de train, des techniciens et du personnel de sécurité.
Au 1er janvier 2025, la SNCB comptait 16.953 collaborateurs, soit près de 100 de plus qu'il y a un an (16.864 au 1er janvier 2024).
Plus de 870 millions d'euros d'investissements
Dans le cadre du Contrat de service public, la SNCB a pour objectif d'augmenter le nombre de voyageurs de 30% et l'offre de trains de 10 % d'ici 2032. Afin de soutenir cette croissance, la SNCB renouvellera la moitié de sa flotte d'ici 2032 et doublera quasiment le nombre de gares intégralement accessibles pour atteindre le chiffre de 176 gares. La SNCB s'engage aussi à augmenter de 50% le nombre de places pour vélos dans les trains et de 30% le nombre d’emplacements de parking pour vélos. Elle poursuit également la digitalisation et le renouvellement de ses ateliers.
Plus de la moitié des investissements en 2024 (453 millions d'euros) ont été consacrés à la poursuite du renouvellement de la flotte (avec l’arrivée de 160 voitures M7 à double étage supplémentaire), à la modernisation de la flotte de voitures M6 à double étage et à l'installation du système de sécurité ETCS sur les automotrices et les locomotives. Fin 2024, 95% de la flotte étaient équipés de l’ETCS. Ce sera le cas pour l'ensemble de la flotte d'ici la fin de l'année.
209 millions d'euros ont été investis dans les infrastructures d'accueil. Les quais ont ainsi été surélevés dans 9 gares (portant le total à 203) et 13 gares intégralement accessibles (portant le total à 116), ce qui les rend désormais totalement équipées pour les personnes à mobilité réduite. Il s'agit des gares d'Ans, Athus, Blankenberge, Bruxelles-Nord, Groenendaal, Mons, Philippeville, La Hulpe, Profondsart, Neerpelt, Pepinster-Cité, Moensberg et Spa-Géronstère. Par ailleurs, plus de 50 chantiers ou projets de grande ou moyenne envergure ont été lancés ou poursuivis, tels que les gares de Gand-Saint-Pierre, Hasselt, Malines et Ottignies. À Mons, la nouvelle gare, accessible de manière autonome, a été mise en service fin 2024.
Le nombre d'emplacements vélos dans les gares a quant à lui augmenté de plus de 1000 places pour atteindre un total de 127.868 (contre 126.777 il y a un an), ce qui renforce encore le rôle des gares comme nœuds intermodaux.
123 millions d'euros ont été alloués aux projets de digitalisation. Par exemple, un nouveau système d'achat intuitif a été intégré au site internet, la composition du train est désormais visible sur l'app et le site internet, et les voyageurs peuvent acheter leur ticket De Lijn via l'app SNCB. Enfin, 75 millions d'euros ont été investis dans la modernisation des ateliers et d'autres installations. Par exemple, un hall d'atelier supplémentaire est en cours de construction à l'atelier de Hasselt et plusieurs toits des ateliers centraux de Malines et de Salzinnes ont été rénovés.